|
Cultures |
Les Européens |
L’Union en marche |
Vivre l’Europe |
Dossiers |
![]() |
|
|||||
|
![]() Téléchargez l'Édition spéciale 9 mai 2005 - version éditée n°1 Notre newsletter Le chiffre 120.000 Bien euro de le savoir Quels risques énergétiques pour l’UE ? Volapük (directive) Bolkestein Le saviez-vous ? Ils étaient cinq --- Publicité --- Ruedutheatre : Cours d’improvisation à Paris - 8e année [synergologie] Stephen BUNARD, coach en communication, synergologue, Paris Savoir communiquer avec la presse Formation media training Suivre l’actu sur le théatre en France et en Europe |
|||||
|
Dans la même rubrique
Ruedutheatre : Cours d’improvisation à Paris - 8e année [synergologie] Stephen BUNARD, coach en communication, synergologue, Paris Savoir communiquer avec la presse Formation media training Suivre l’actu sur le théatre en France et en Europe Improvisation Paris Découvrez le cours d’improvisation à Paris de RUEDUTHEATRE ! Génocide arménien : reconnaissance et négation Cours improvisation en anglais - Paris Théâtre en anglais |
Le député européen sera-t-il plus proche de son électeur ?
Par Nicolas Sridi (cliquer sur le nom d'un auteur pour lui écrire)
27/05/2004 • 00h00
L’objectif de la réforme du mode de scrutin est, selon l’expression du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, de « rapprocher les députés européens du terrain ». La régionalisation suffira-t-elle à combler le fossé entre les électeurs et leurs représentants à Strasbourg ? Rien n’est moins sûr. Un découpage régional en trompe l’œil ? Tout d’abord, le découpage en grande région pose problème. Si les élus d’une même région auront à priori une plus grande proximité entre eux, rien ne garantit que cela soit aussi le cas avec les électeurs En effet, l’ensemble Sud-Est par exemple regroupe les régions Rhône-Alpes, PACA et la Corse et rien n’assure qu’un électeur de Bastia se sentira plus proche d’un député originaire de Lyon que d’un élu parisien ou lillois. Même constat pour les Dom-Tom, car on ne voit pas bien quel lien particulier pourrait se former entre un électeur de Saint-Pierre-et-Miquelon et un élu martiniquais ou polynésien A l’exception de l’Ile de France, les ensembles interrégionaux semblent donc trop vaste pour impulser un réel sentiment de proximité entre les élus européens et leurs électeurs. Pour Maud SCELO, administratrice au Parlement européen en charge des élections en France, il faut néanmoins se montrer patient : « l’effet de la régionalisation ne se fera sentir qu’à la fin de la législature 2004-2009, lorsque les élus devront montrer qu’ils ont bien œuvré pour défendre les intérêts de la région ». Des candidats parachutés ? Pour se porter candidat dans l’une des grandes régions, il n’est nul besoin d’en être originaire, d’y avoir travaillé ou encore résidé et les marchandages au sein de spartis ont propulsé les uns et les autres dans des territoires inattendus. Ainsi Michel Rocard est tête de liste pour le PS en région Sud-Est sans en être spécialement originaire . On peut être aussi dubitatif des liens qui pourraient unir les électeurs de cette région et l’ancien coureur de formule 1 finlandais Ari Vatanen qui se présente sur la liste UMP. Sans compter les zizanies que cause un scrutin régionalisé au sein des fédérations des partis politiques, entre les « parachutés » et les « locaux ». Lesquels se sentent pousser des ailes, car, auparavant, leur capacité de négocier avec le bureau national sur un scrutin nationalisé était limitée. Le député européen représentant d’un pays, d’un parti ou d’une région ? Elu d’un parti, dans une région, et représentant national, le député européen à la mode nouveau scrutin possède plusieurs casquettes. Pour les électeurs, pas toujours facile de s’y retrouver et de comprendre comment ils seront représentés à Strasbourg. Pour Maud Scelo, cette multiplicité des légitimités de l’eurodéputé est un aspect positif : « en multipliant les légitimités du député européen, on crée un nouveau modèle de représentativité, un modèle propre à l’Europe ». Reste à savoir maintenant comment vont s’y habituer les électeurs nationaux. Des députés européens français encore plus divisés ? L’un des reproches généralement fait aux eurodéputés français est leur très grand éparpillement au sein des différents groupes politiques au Parlement européen. Qui dit éparpillement dit manque de moyen pour faire pencher la balance d’un côté ou d’un autre lors des votes. La régionalisation du mode de scrutin entraîne l’émergence de listes à caractère communautaire, par exemple la liste « l’Ouest au cœur ». On peut alors se demander si cela ne va pas encore accentuer ce phénomène de dilution de la représentation française au sein de l’hémicycle strasbourgeois. Des eurodéputés proches de leur région mais avec peu de pouvoir de décision, l’autre pendant de la régionalisation ?
Le site du Parlement européen sur les élections européennes. Ce que dit le Ministère de l’Intérieur sur les modalités du votes. Sur le vote de français résidant à l’étranger, rubrique « les français à l’étranger » Le site Legifrance sur le cumul des mandats.
Les mots clés de l'article |
|||||