Cultures

Les Européens

L’Union en marche

Vivre l’Europe

Dossiers


Le magazine européen pour tous.
17 février 2012
Accueil Présentation Équipe Contact Partenaires > ÉCOUTEZ ! Et 2006 ?  


Téléchargez l'Édition spéciale 9 mai 2005 - version éditée n°1

Notre newsletter

Abonnement
Désabonnement

Le chiffre

120.000

Bien euro de le savoir

Quels risques énergétiques pour l’UE ?

Volapük

(directive) Bolkestein

Le saviez-vous ?

Ils étaient cinq

--- Publicité ---

Ruedutheatre : Cours d’improvisation à Paris - 8e année

[synergologie] Stephen BUNARD, coach en communication, synergologue, Paris

Savoir communiquer avec la presse

Formation media training

Suivre l’actu sur le théatre en France et en Europe

Dans la même rubrique

Roumanie : une forte abstention guette les élections européennes


Quelle sécurité aux frontières de l’UE27 ?


Un salaire minimum en Europe ?


CPE : et si l’Europe s’en mêlait ?


Entretien
"Le Comité des Régions doit apprendre à dire non"


Entretien
"Il faut accélerer l’adhésion des pays des Balkans"


La chronique de la semaine
Livre blanc sur la politique de communication européenne : Du beau, du bon, du chemin, encore beaucoup de chemin...


La chronique de la semaine
Adhésion de la Turquie : un veto de la France ?


La chronique de la semaine
La Turquie a-t-elle le bon profil... démographique ?


Editorial
Turquie et Europe : juste pourparler


Editorial
Au chevet de l’Europe
Par Stephen Bunard (cliquer sur le nom d'un auteur pour lui écrire)
17/06/2004 • 15h45
L’opinion publique européenne existe dans de rares cas. Dimanche, elle s’est « mobilisée » massivement en faveur de l’abstention, avec des records historiques dans certains pays. Aujourd’hui, l’Europe est malade. Peut-on espérer, au moins, de ces tristes résultats un électrochoc salutaire pour, enfin, parler plus, et mieux, de l’Europe ?

Rangez les sanglots et les mouchoirs. Ce ne sont ni l’idée européenne ni le projet européen qui ont été sanctionnés dimanche par les peuples européens, mais bien leur manque d’incarnation.

« M.... ! », en vingt-cinq langues, ou presque

Quel « eurocitoyen » peut entendre dire en effet de l’Europe qu’elle est à ce point dans son quotidien, et dans le même temps, constater le « nationalo-centrisme » des discours politiciens ou la portion congrue accordée aux enjeux européens dans les grands médias ? L’absence d’un digne débat européen a poussé les peuples au « crime de lèse-suffrage universel », transformant, pour les moins désillusionnés des votants, ces élections historiques, quasi simultanées dans vingt-cinq pays, en autant de référendums nationaux contre leurs dirigeants. Dans les pays de l’Est, à peine deux mois après l’élargissement, c’est le drame. Le record d’abstention des Polonais, poids lourds de la « nouvelle Europe », est un coup dur. Puisque l’Europe ne prend pas âme dans les discours des élites, qui manquent leur rendez-vous avec l’Histoire, pourquoi prendrait-elle sens pour l’électeur, pourquoi devrait-il se motiver d’aller voter, alors qu’il semble devoir subir l’Europe plutôt qu’y participer ? Alors dimanche, dans un coup de sang, c’est « le mot de Cambronne » qui a été décliné dans les 25 pays de l’Union, par lassitude.

L’Europe anémiée

L’Europe est malade et s’anémie de ne devoir compter que sur une période électorale tous les cinq ans pour capter l’attention. A quoi bon deux jours avant, deux jours après, pratiquer une énorme transfusion, alors que l’Europe aurait besoin d’une petite perfusion, qu’on parle d’elle plus régulièrement. Qu’on explique tous les jours que « Bruxelles » n’est que le masque lâche et désincarné derrière lequel s’abritent nos dirigeants quand ils ont failli. Que l’Europe, c’est aussi un Parlement européen avec de vrais parlementaires européens dedans. Pas - pas toujours - une salle d’attente pour apparatchiks de tout poil, où intérêts catégoriels, se croisent avec intérêts partisans et nationaux... Que ces 732 là décideront de l’avenir de notre continent, parfois au-delà, et de l’avenir de nos enfants, en matière d’environnement, de santé, de politique industrielle, d’emploi, de développement de nos régions...

L’Europe, l’Europe, l’Europe ? Expliquer, expliquer, expliquer...

Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout, c’est expliquer. Sensibiliser les communautés nationales, d’une part, et construire des ponts entre Européens, d’autre part, là où les volontés politiques restent faiblardes. Certaines, en tout cas. La graine transnationale semée par les Verts, n’a pas germé, tandis que la mauvaise herbe populiste est en mouvement dans nombre de pays, avec tous les ingrédients pour s’enraciner en un clan, visant à déstabiliser la croissance de l’Europe.

2004 devait être l’année de toutes les opportunités pour l’Europe, c’est celle de tous les désenchantements. Que peut-on attendre désormais d’une Constitution, décidée en huis clos, qui résonne déjà comme une abstraction pour le citoyen européen ? Si cette dernière chance n’était pas saisie de la décortiquer, d’en montrer l’incomparable impact dans la construction de l’identité européenne, d’en faire réellement une étape décisive de notre acharnement à nous unir, sous le regard perplexe mais intrigué des autres puissances, alors l’immense gâchis serait, par une ironie du sort, consommé en une seule année, une seule année qui aurait été celle de tous les espoirs.

-  Mémo : le calendrier politique

17 et 18 juin : conseil (chefs d’état ou de gouvernement) sur la Constitution européenne. Le nouveau nom du président de la Commission européenne y sera révélé (proposition).

20 juillet : Session constitutive des groupes au Parlement européen, vote sur le nom du nouveau président du PE, et vote sur le nom du président de la Commission désigné en juin.

4 au 11 octobre : audition par les commissions parlementaires des 25 commissaires (un par État-membre).

25 au 28 octobre : investiture de la nouvelle Commission, qui entrera en fonction le 1er novembre.

Réagir à cet article