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Par Solenn Paulic (cliquer sur le nom d'un auteur pour lui écrire)
16/04/2005 • 15h54
C’est le nombre de millions de personnes en âge de travailler que l’UE devrait perdre d’ici à 2050.

Ces statistiques ont été publiées le 8 avril par l’Office statistique des Communautés européennes, Eurostat, qui a dressé dans une étude l’avenir de la population de l’UE25. Celle-ci devrait s’accroître de 13 millions jusqu’en 2025, passant de 456,8 millions au 1er janvier 2004 à 470,1 millions au 1er janvier 2025. Une hausse de la population qu’Eurostat met sur le compte du solde migratoire et non des naissances, étant donné que le nombre de décès devrait dépasser celui des naissances dès 2010, selon l’organisme. Puis, ce même solde migratoire ne devrait plus ensuite compenser le déficit de naissances.

Autre perspective réjouissante : la part de la population en âge de travailler entre 15 et 64 ans devrait fortement diminuer dans l’UE25 passant de 67,2% en 2004 à 56,7% en 2050, soit 52 millions de personnes en moins et plus largement, 67 millions d’adultes et de jeunes en moins. La proportion de personnes âgées devrait elle à l’inverse augmenter et même doubler, passant de 16,4% en 2004 à 29,9% en 2050.

Se fondant sur les tendances démographiques actuelles, Eurostat envisage également des diminutions plus nettes dans les nouveaux États-membres, Lettonie en tête avec une baisse estimée à 19,2% de la population en 2050, suivie de l’Estonie (-16,6%) et de la Lituanie (-16,4%). En termes absolus, reprend Eurostat, les plus fortes diminutions de population sont attendues en Allemagne (-7,9millions), en Italie(-5,2 millions) et en Pologne(-4,5). Tout cela quand les plus fortes augmentations sont prévues en France avec +5,8 millions d’habitants en 2050, au Royaume-Uni (+4,7 millions) et en Irlande (+1,5 millions).... Des projections à prendre avec précaution puisqu’elles répondent à des scénarii envisagés par Eurostat, plutôt catastrophes en l’occurence.

[+NET]

Les chiffres sur le site Eurostat

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